CE N’EST PAS PARCE QU’ON A DÉPOSÉ DU MÉTAL QUE LE TRAVAIL DE RECHARGEMENT DUR A ÉTÉ BIEN FAIT !

Les alliages E7018 / ER70S6 : Comment perdre temps et argent !

Pour les travaux de rebâtissage et/ou de rechargement durs, la fonction recherchée du métal déposé doit non seulement permettre la remise à dimension de la pièce usée mais consiste, aussi, à satisfaire aux différentes conditions de services auxquelles est exposée cette dernière (impacts, usure métal-métal- abrasion, érosion, cavitation, etc.).

Les aciers doux ou à bas carbone tels que les grades CSA G40.21–44W, AISI 1020, ASTM A36, A516 et cetera, sont des produits considérés bon marché à comparer aux aciers alliés. Ceci étant dit, ces nuances sont maigres en termes d’éléments d’alliage et leur usage est limité aux applications structurales. Ces aciers ne sont pas destinés aux applications impliquant l’usure à cause de leur microstructure ferritique (low carbon: <0.20% C) très douce. Il s’ensuit donc que ces aciers subissent donc un endommagement par une usure accélérée aussitôt que la surface commence à glisser contre un acier dur ou est exposée à un milieu érosif ou abrasif.

Des métaux d’apport ER70S6/S-2, E70C-6 ou des électrodes à faible hydrogène E7018 produisent des dépôts dont la dureté, les propriétés anti-usure et de résistance mécanique sont même inférieures à celles des métaux de base en acier doux (produits de corroyage, ex. laminés à froid). Cela est dû à la composition chimique de ce type de métaux d’apport qui est à faible taux de carbone et qui est dépourvue en éléments d’alliage d’une part, et à la microstructure de coulée se formant dans les dépôts de métal d’une autre part. Toutefois, ces métaux d’apport contiennent du manganèse et du silicium qui sont principalement et délibérément ajoutés pour des raisons de désoxydation du bain de fusion.

De plus, quand ces métaux d’apport sont déposés sur des métaux de base ayant une certaine bonne résistance à l’usure comme les aciers à moyen carbone ou alliés et durcis de type AISI 1045, 4140, AR400 et autres; la microstructure du dépôt résultant va être ferritique ou, à la rigueur, avec une petite proportion de perlite. Dans de tels cas, la dureté du métal déposé reste toujours faible. En fait, comme le métal déposé n’est pas et suffisamment enrichi en carbone principalement, il ne pourra pas subir l’effet d’une trempe lors du refroidissement après soudage. Il s’ensuit que la résistance à l’usure d’un rechargement dur fait avec du fil doux de type S6 (ER70S-6) ou une variante du genre peut en fait être même inférieure à celle du métal de base. De tels matériaux d’apport ne procurent assurément aucune valeur ajoutée dans les applications de rechargement dur.

En conclusion, il est évident que le rebâtissage ou le rechargement dur doivent se faire sur la base d’un choix judicieux du type de matériau d’apport, et ce prenant en compte les divers critères d’applicabilité à savoir :
– composition chimique du métal de base.
– compatibilité de microstructures (métal de base-dépôt de soudage).
– type d’usure.
– working environment (heat, corrosion).
– effet de la dilution.
– couche de beurrage si requis.
– épaisseur du dépôt.

Bien accomplir un travail de rebâtissage ou de rechargement dur demande une analyse complète de la situation de travail de la pièce de même qu’une bonne connaissance de la composition métallurgique de celle-ci. Seulement après avoir pris en considération tous ces éléments, vous pourrez choisir l’alliage idéal afin de réaliser la bonne réparation et augmenter la durabilité de celle-ci.

khemici Badri (khemici.badri@sodel.com)

www.sodel.com

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COUPER DES MÉTAUX DE FAÇON RAPIDE ET EFFICACE

Que ce soit en chantier ou dans une cour de recyclage, il arrive souvent qu’on soit dans l’obligation de couper du matériel, afin d’en faciliter le traitement pour la mise au rebut ou le recyclage. Plusieurs outils sont disponibles sur le marché mais il y en a un qui se démarque par sa facilité d’utilisation comparativement aux autres soit : Les tubes de coupage exothermique. Ces tubes se différentient en plusieurs points comparativement aux autres types de méthodes de coupage que ce soit au niveau de l’équipement nécessaire, de la procédure d’activation ou de la facilité d’utilisation. Finalement, ils peuvent être utilisés pour une application qui fera le bonheur de bien des gens qui assurent la maintenance d’équipements d’excavation et miniers.

Pour ce qui est de l’équipement nécessaire, afin de faire fonctionner les tubes, il est primordial d’avoir le fusil qui sert de support au tube, une bombonne d’oxygène et une batterie 12 volts (une batterie nautique est suggérée pour sa durabilité).  Il n’y a pas beaucoup d’équipements à apporter sur place, donc pas besoin de compresseur, de soudeuse ou de bombonne d’acétylène à déplacer.

Afin de démarrer le processus, qui s’apparente au même principe que le soudage à électrode; on doit créer un arc de départ en touchant une plaque de métal où le courant passe. Lorsque l’arc est initié, c’est l’apport en oxygène qui va faire démarrer la réaction exothermique. Par la suite, la puissance de la coupe sera alimentée par l’oxygène et le métal en fusion du tube de coupage. L’opérateur peut débuter son travail de coupe très rapidement, ce qui ne serait pas le cas avec un chalumeau oxyacétylénique.

Ce processus est beaucoup plus plaisant à utiliser par les opérateurs car il permet davantage de liberté et comporte moins d’inconvénients. Vous pourrez couper plusieurs types de métaux  incluant la fonte et vous pourrez même percer ! Il est à noter qu’il est beaucoup moins bruyant que le procédé à l’électrode de carbone et donc vous évite d’avoir à porter des bouchons et de déranger les employés qui se trouvent à proximité de votre environnement de travail. De plus, ce tube de coupage ne va pas laisser de traces de carbone dans le bain de fusion si vous avez le malheur de reculer au lieu d’avancer avec le tube; comme c’est le cas avec l’électrode au carbone. Pour ceux qui connaissent l’électrode de carbone, ils savent très bien qu’ils vont perdre énormément de temps de meulage si du carbone se dépose dans le bain de fusion. Cette méthode dégage, aussi, beaucoup moins de fumées toxiques que l’électrode au carbone. Donc le procéder avec les tubes de coupage exothermiques vous permet plus de liberté et est moins onéreux à utiliser autant pour vous que pour vos collègues de travail !

Ce dispositif est tout désigné pour enlever les tiges coincées au niveau des articulations qu’on retrouve dans les équipements d’excavation. Lorsqu’une tige est coincée, cela peut prendre des heures, voir des jours pour l’enlever. Parfois les stratégies utilisées risquent même d’endommager l’équipement et sont souvent non sécuritaires. Avec les tubes de coupage, l’objectif est de percer la tige en son centre pour la surchauffer et d’en réduire le diamètre en la refroidissant avec de l’eau. Par la suite, on peut l’extirper plus facilement et ainsi pouvoir procéder à la maintenance de l’équipement.

Que vous soyez dans le domaine de la démolition, du recyclage, de l’excavation ou ayez à assurer la maintenance en chantier; cet outil de coupe vous sera très utile.

Eric St-Pierre  (eric.st-pierre@sodel.com)

http://www.sodel.com/fr/produit-coupage.html